Le mensonge de la pénurie : trois croyances toxiques concernant le manque (1)

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Nous vivons en France dans un environnement de surabondance. Pourtant, peu importe notre situation, nos paroles sont souvent orientées vers ce que nous n’avons pas. Mais de quoi manquons-nous au juste ?

Première croyance : “il n’y en a pas assez”

Certains affirment qu’il n’existe qu’une quantité limitée de tout. Il y aurait sur terre trop d’humains, donc pas assez de nourriture, d’eau, d’argent… pour chacun. Cela expliquerait qu’un cinquième de la population humaine souffre de faim et de malnutrition. Pourtant, la nourriture abonde sur terre : il y en a plus qu’il n’en faut pour chaque être humain. En réalité, le manque n’existe pas dans la nature. De même, dans la nature humaine, nous ne sommes pas en danger quand nos besoins ne sont pas comblés, mais nous passons notre temps à ressentir le manque.

Pendant longtemps, ma première pensée au réveil a été : “je n’ai pas assez dormi”. Plus tard, au bureau, je me disais constamment : “je n‘ai pas le temps de…”, ou : “notre bénéfice est insuffisant”. “Les vacances sont trop courtes”, “je suis trop maigre”, “je n’ai pas les moyens de…”. Par peur du manque, par volonté de posséder toujours plus, j’étais dans une frénésie d’acquisition d’entreprises et de biens immobiliers. Même avec une fortune importante, mon sentiment de pénurie était aussi présent qu’il l’est chez des personnes vivant dans la pauvreté ! J’avais la croyance que je devais avoir davantage pour mener une vie gratifiante et heureuse.

Nous finissons par nous créer une vie d’insatisfaction. Nous n’avons pas nécessairement de manque réel, mais ce sentiment permanent finit par sous-tendre nos pensées et nos actes au quotidien. La peur du manque nous pousse à vouloir toujours davantage et nous finissons par renoncer à nos valeurs fondamentales et à une vie qui a réellement un sens pour nous. De mon côté, j’en oubliais mes valeurs profondes : la générosité, la bienveillance, l’altruisme…

“Il n’y a pas assez” devient alors la raison qui justifie de vivre une vie insatisfaisante, d’effectuer un travail qui nous déprime. La peur (d’être exclu, de se retrouver sans toit avec sa famille) pousse un certain nombre d’entre nous à accepter l’inacceptable et peut servir de justification à des actes dont nous ne sommes pas fiers. C’est ainsi que nous rivalisons avec d’autres pour obtenir plus qu’eux : nous élaborons des stratégies qui nous privilégient par rapport aux autres, ou qui privent les autres de l’accès à des ressources de base (une alimentation saine, des soins médicaux, des logements salubres, de bonnes écoles…). On retrouve également cet état d’esprit dans l’exploitation des matières premières, en privilégiant nos propres désirs matériels au détriment de la santé ou du bien-être des nations étrangères.

J’avais quitté mon chemin, et il a fallu que la vie me rappelle à l’ordre en m’arrêtant un peu brutalement (avec mon dépôt de bilan). Depuis que j’ai retrouvé ma voie, ma vie est plus équilibrée, plus joyeuse.

Et vous, comment faites-vous pour dépasser l’insatisfaction ?

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